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La candidose systémique : quand rien ne va plus (2e partie)

La candidose est sans aucun doute liée à notre style de vie moderne où l’alimentation ne rencontre pas nécessairement les besoins nutritionnels réels et où le stress semble être un état normal. Si l’on ajoute à cela la pilule anovulante et les antibiotiques, nous avons tout pour plaire à la levure Candida albicans. Si l’état persiste, l’organisme deviendra de plus en plus susceptible à la maladie. L’acidification du corps ouvre la porte à l’inflammation qui à son tour prépare le terrain pour d’autres maladies dont certaines très graves. Les systèmes immunitaire et endocrinien n’arrivent plus à suivre le rythme, sans parler du cerveau qui est lui aussi affecté.

Se refaire une santé
Affamer la levure 

Afin de stopper sa prolifération de la levure, il est  primordial de changer les habitudes alimentaires pour exclure le sucre sous toutes ses formes ainsi que certains féculents qui se transforment en sucres pendant la digestion (riz blanc, blé, pommes de terre, produits laitiers). Les fruits seront aussi limités au début du traitement. De plus, les restrictions devront inclure les aliments contenant de la levure ou des moisissures : pain, fromage, fruits séchés, champignons, arachides, boissons alcoolisées et aliments vinaigrés. Tout aliment allergène connu sera à éviter.

Refaire sa flore intestinale

Les probiotiques contribuent à rééquilibrer la flore intestinale. La présence de bonnes bactéries sur la muqueuse intestinale constitue notre meilleure défense contre l’invasion par la levure. L’ajout de l’acide aminé L-glutamine aide également à guérir la paroi intestinale et s’avère un excellent adjuvant aux probiotiques. Il freine le passage des intrus vers la circulation sanguine en resserrant les mailles de la paroi de l’intestin.

Détruire la levure

Le traitement de la candidose nécessite l’ajout d’agents antifongiques. Deux choix possibles sont les fongicides sur ordonnance ou les agents fongicides naturels. L’acide caprylique dérivé de la noix de coco aide à contrôler la prolifération des levures en désintégrant leurs parois cellulaires. L’ail, l’extrait de pépins de pamplemousse, le Pau d’arco et la griffe de chat sont aussi des remèdes naturels qui ont fait leur preuve.

Éviter une surcharge de toxines

Les reins, le foie et la peau auront à dégrader et à filtrer les diverses toxines qui seront libérées durant le traitement. Ce processus d’élimination ajoutera une surcharge à des organes déjà très sollicités et affaiblis. Ainsi, il est recommandé d’utiliser des plantes qui favoriseront la désintoxication telles que le pissenlit, la betterave, le psyllium, la bardane, l’ortie, la chlorophylle et le trèfle rouge. Une bonne hydratation, un programme d’exercice régulier et le repos sont aussi nécessaires à la réparation du corps.

Combler les carences

Chaque personne a des besoins particuliers lorsque vient le temps de choisir un programme de suppléments alimentaires. L’ajout au programme d’une formule complète de vitamines et minéraux, d’acides gras essentiels et d’enzymes digestives constitue un bon point de départ. On peut ensuite ajouter d’autres compléments alimentaires selon les besoins inhérents personnels. Par exemple, si la personne souffre de fatigue extrême, elle aurait intérêt à combler les besoins de ses glandes surrénales, alors qu’une autre pourrait nécessiter un moyen de libérer ses sinus.

Plusieurs médecins bien connus affirment que la candidose systémique sans traitement peut être impliquée dans des désordres auto-immuns dont, entre autres, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, la fibromyalgie, la sclérose en plaques et l’arthrite rhumatoïde. Par ailleurs, de nombreux témoignages de gens ayant adopté la tendance récente à l’alimentation hypotoxique semblent appuyer ces dires; certains ont vu leur état de santé s’améliorer de façon importante. Ce régime visant à diminuer l’inflammation exclut les aliments contenant du sucre, du lait ou du gluten et ressemble de près à la diète anti-candida.

Si vous êtes fatigués, stressés, de plus en plus intolérants à certains aliments ou à des agents volatiles (poils d’animaux, parfum, fumée, moisissure) et que vos problèmes de santé semblent se multiplier, pensez à remplir le questionnaire en ligne concernant la candidose systémique, et sachez qu’armés de patience et de volonté, vous pouvez retrouver la santé.

Références :
Gisèle Frenette, Tout sur la santé de l’intestin, Québec-Livres, 2012.
Philippe-Gaston Besson, Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi…!, Jouvence Santé, 2011.

Publié dans le webzine Girlykreyol

La candidose systémique : quand rien ne va plus (1e partie)

Fanny, âgée de 31 ans, adjointe administrative et mère de 2 jeunes enfants, se sent tellement fatiguée, anxieuse et vidée d’énergie, que son moral commence à en souffrir. Depuis plus d’un an, rien ne va plus; céphalée, maux de gorge, sinusite, côlon irritable, douleur articulaire, règles irrégulières, difficulté à se concentrer, le tout accompagné d’une sensation d’épuisement. Même si son bilan de santé ne détecte rien d’anormal, ses symptômes sont bien réels et les périodes d’accalmie de plus en plus rares. Pourrait-elle souffrir de candidose systémique? (Lire la suite ...)
 
Références :
Gisèle Frenette, Tout sur la santé de l’intestin, Québec-Livres, 2012.
Philippe-Gaston Besson, Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi…!, Jouvence Santé, 2011.

Publié dans le Webzine Girlykréyol

La douleur : une approche multifactorielle

Courtoisie de BethScupham



Tout le monde sait ce qu’est la douleur; elle existe depuis les temps les plus reculés. L’histoire ancienne nous fait part de rituels pour extirper le « mal » que l’on associait souvent à un sortilège malfaisant, de purifications, d’incantations et de saignées. Les infusions à base de plantes alors utilisées furent d’ailleurs un premier pas vers notre pharmacopée actuelle.

La douleur est un signe certain d’une réaction inflammatoire à quelque part dans le corps. C’est sa façon de nous prévenir d’un déséquilibre interne. De nos jours, la douleur mène trop souvent à une surconsommation d’analgésiques, qui à long terme, peut s’avérer dommageable à la santé. Le traitement de la douleur doit avant tout s’intéresser à la cause de l’inflammation. (Lire la suite...)
 
Publié dans le Webzine Girlykréyol

Comment savoir si on souffre de candidose?

Si on en est rendu à se poser la question, c’est parce qu’il y a déjà longtemps que l’on ne se sent pas bien. Le candida albicans (cliquez pour lire un article sur le sujet) est souvent en cause lorsqu’une variété de symptômes apparaissent de nulle part l’un à la suite de l’autre entraînant l’impression de ne plus se reconnaître. La candidose peut se manifester par de la fatigue, des troubles digestifs, de la difficulté à se concentrer, des troubles du sommeil, des maux de tête, des allergies et intolérances tant alimentaires qu’environnementales, etc.

Deux petits examens maison peuvent vous mettre sur sa piste :
  • L’examen de la langue : La langue reflète l’état du tube digestif. Celui-ci est souvent un des premiers organes à être colonisé par le candida albicans. Le développement de la levure sur la langue lui laissera une apparence blanchâtre; elle sera recouverte d’un revêtement plus ou moins épais qui témoignera de sa présence dans le reste du tube digestif.
  • Le test du verre d'eau : Placez un verre avec de l’eau près du lit pour la nuit. Le matin, au réveil, crachez de la salive dans le verre d’eau. Observez immédiatement, à nouveau dans 2 ou 3 minutes, puis dans 15 minutes. La salive saine devrait flotter sur l’eau au début avant de se dissoudre dans l’eau. La présence de bulles et de mousse est normale. En présence de levures, des filaments tomberont vers le bas du verre. Il y a aura formation d’un genre de nuage de salive qui tombera vers le fond. Vous pourriez aussi voir apparaître des taches floconneuses en suspension dans l’eau. Plus il y a de filaments et de nuages, et plus ils apparaissent rapidement, plus on peut suspecter la présence d’une candidose buccale et du tractus digestif.