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La douleur chronique

Tout le monde connaît la douleur sous une forme quelconque, un jour ou l’autre. La douleur est un système d’alarme essentiel qui nous avise d’un dérèglement interne (tumeur, infection) ou externe (blessure, brûlure). Elle nous prévient qu’une partie de notre corps est en difficulté et nous force à consulter un médecin avant que le trouble s’aggrave. Mais qu’en est-il lorsque la douleur persiste, que la cause soit connue ou non, et que les traitements habituels offrent peu de soulagement?

On sait que l’inflammation est souvent présente lorsqu’on a mal. Elle se manifeste par des signes tels que la douleur, l’œdème (enflure), la chaleur et la rougeur. De nos jours, on réalise que de nombreux facteurs prédisposent à l’inflammation et à la douleur. Hors, pour pouvoir supprimer la douleur, il faut en connaître la cause. On l’associe le plus souvent avec une blessure d’usure (tendinite), l’inflammation due à un déséquilibre du système immunitaire (arthrite rhumatoïde), une excroissance de tissus (fibromes, tumeurs, épine de Lenoir), un nerf endommagé ou un mauvais alignement des vertèbres.

Plusieurs études pointent maintenant vers d’autres causes de douleur chronique :
· une réaction aux métaux lourds;
· une inflammation causée par une intolérance ou allergie alimentaire;
· une infection causée par un virus, une bactérie, un parasite ou une levure;
· une fonction thyroïdienne ou surrénalienne insuffisante;
· une sensibilité accrue à la douleur causée par une carence d’éléments nutritifs;
· une hyperacidité de l’organisme.

En effet, le corps peut réagir fortement à la présence de substances toxiques telles que les métaux lourds libérés dans l’air, l’eau, la nourriture et par l’utilisation de nombreux produits chimiques. Ils s’accumulent dans tous les tissus du corps notamment les cellules graisseuses, le système nerveux central, les os, le cerveau, les glandes et les cheveux. Ils peuvent être responsables d’une gamme incroyable de symptômes. On fait maintenant le lien entre un surplus de cuivre et les maux de tête prémenstruels et la sclérodermie, le cadmium et le mercure avec les douleurs arthritiques, le plomb avec l’hyperactivité et la sclérose en plaques, le fer et le cuivre avec les migraines et la schizophrénie, ainsi que l’aluminium avec la maladie d’Alzheimer. (Une liste de symptômes liés aux métaux lourds est disponible dans mon livre Dites non à la douleur : l’approche naturelle, Édimag, 2004.)

L’allergie et l’intolérance alimentaires sont aussi responsables de plusieurs cas de douleur chronique. Qui aurait pensé que le contenu de son assiette pouvait causer migraines, douleurs arthritiques et musculaires, sinusites, ulcères duodénaux, asthme, eczéma, dépression, sclérose en plaques, etc… Alors que les brûlures d’estomac apparaissent dans les 30 minutes à 3 heures suivant l’ingestion de l’aliment problème, les maux de tête peuvent attendre 2 à 6 heures, la fatigue, 6 à 24 heures, et les manifestations arthritiques, 42 à 72 heures.

Le Candida albicans est une levure qui suite à une prolifération hors contrôle peut causer des symptômes désagréables atteignant tous les systèmes du corps. On l’associe à plusieurs conditions douloureuses dont la fibromyalgie, la colite, la maladie de Crohn, l’endométriose, l’arthrite, la cystite interstitielle et la sclérose en plaques.

Une carence en vitamines et minéraux, en antioxydants ou en acides gras essentiels peut aussi être à l’origine de certaines douleurs. On sait que les vitamines A, C et E, de même que le zinc et le sélénium ont des vertus anti-inflammatoires. Un des premiers symptômes d’une carence en manganèse est la douleur articulaire. La carence en magnésium conduit vers les crampes musculaires. Le cuivre a des propriétés anti-inflammatoires utiles dans la lutte contre l’arthrite, l’anémie et les maladies de la peau. La vitamine B6 et le zinc soulagent le syndrome prémenstruel.

La douleur sous toutes ses formes mérite d’être respectée. Apprendre à mieux se connaître est souvent notre meilleur outil pour la combattre. Ne négligez aucun aspect du problème. Évaluez votre environnement, vos aliments, demandez à un thérapeute (médecin, naturopathe) de vous aider à détecter les allergies, les carences nutritionnelles, le déséquilibre acido-basique, la présence de métaux lourds, de levures ou de parasites dans l’organisme, etc…

Dame Nature nous offre plusieurs alternatives naturelles pour remplacer ou compléter la prise de médicaments, qui d’ailleurs causent souvent plusieurs effets secondaires indésirables voire dangereux. Les produits naturels qui agissent comme anti-inflammatoires et analgésiques incluent la griffe du diable, la griffe de chat, le yucca, le saule blanc, la boswellie, le gingembre, la grande camomille, la lobélie, l’orme rouge, la glucosamine, la chondroïtine, le krill, le MSM et le thé vert.

Bien que chaque cas nécessite une approche personnalisée, une multitude de problèmes douloureux peuvent être solutionnés de façon permanente à partir de simples changements de style de vie. En avez-vous assez de cette douleur qui pourrit votre vie?
Voir mon livre - Comment soulager la douleur (Edimag, 2011)

Une étude canadienne sur l'ostéoporose

De nouvelles données présentées le 18 octobre 2010 dans le cadre du Congrès annuel de l’American Society for Bone and Mineral Research a révélé qu'environ la moitié des Canadiens atteints d'ostéoporose ont des taux insuffisants de vitamine D, et ce, même si 40% d'entres eux avaient une ordonnance pour au moins 2 800 UI de vitamine D par semaine.

Au Canada, l'ostéoporose atteint une femme sur quatre et au moins un homme sur huit de plus de 50 ans. Il s'agit d'une maladie caractérisée par une diminution progressive de la masse osseuse. Les os deviennent graduellement plus poreux et fragiles augmentant le risque de fractures, surtout de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet.

Cinquante-deux médecins de l'Ontario et du Québec ont participé à l’étude ADVANCE (Assessing D vitamin to enhance osteoporosis care) qui avait pour but de vérifier comment les taux de vitamine D étaient évalués et pris en charge en pratique clinique; ils ont vérifié les profils de 983 patients souffrant d'ostéoporose. L'étude a révélé que les médecins n'ont pas recommandé d'augmenter la dose de vitamine D chez 47% des patients qui présentaient des taux déficitaires de cette vitamine, soit inférieurs à 80 nmol/L.

La vitamine D est essentielle à l'absorption du calcium contenu dans les aliments et elle favorise la formation de la masse osseuse; elle joue donc un rôle important dans la prévention de l'ostéoporose. La vitamine D est synthétisée par la peau sous l'effet des rayons ultraviolets (exposition au soleil). Or, les Canadiens sont plus susceptibles de souffrir d'une déficience de vitamine D entre les mois d'octobre et avril, période de temps où la lumière du soleil est moins accessible. Les adultes atteints d'ostéoporose devraient prendre un supplément d'au moins 800 UI de vitamine D quotidiennement.

Source: www.merck.ca

Plus de 20 raisons pour se faire tester pour l'intolérance au gluten

Le texte qui suit est la traduction d'un article rédigé par Shirley Braden que vous trouverez sur son site internet: http://glutenfreeeasily.com/. Il s'agit en fait d'une liste de plus de 20 raisons qui nous explique pourquoi on devrait se faire tester pour l'intolérance au gluten.

Une des frustrations que l'on rencontre quand on essaie de se faire diagnostiquer pour une intolérance au gluten est qu'il n'y a pas personne qui l'expérimente de la même façon, et de plus, si on se réfère à des sites médicaux sur l'internet ou à des livres de références, les symptômes ne sont pas toujours les mêmes. Par exemple, Shirley Braden a elle-même souffert de plusieurs symptômes à travers les années, mais pas de tous en même temps, ce qui pouvait porter à confusion, pour elle autant que pour le médecin. Comme si ce n'était pas déjà assez compliqué, certaines personnes peuvent avoir un seul symptôme alors qu'environ 40% de ceux qui ont été diagnostiqués disent ne pas en avoir du tout. D'ailleurs, selon l'auteure (et bien d'autres auteurs dont moi-même), il est possible qu'il y ait beaucoup plus de cas d'intolérance au gluten non reconnus, car beaucoup de gens ne font pas investiguer leurs symptômes ou les attribuent à une autre condition médicale. La route vers le diagnostic final prend parfois plusieurs détours.

La National Foundation for Celiac Awareness (NFCA) affirme qu'une personne attend en moyenne 10 ans pour son diagnostic de la maladie cœliaque. Une étude publiée en 2003 (
http://bit.ly/dJxd0u ) a démontré qu'environ une personne sur 133 souffre de la maladie cœliaque aux États-Unis, ce qui équivaut à approximativement 3 millions de personnes. Comparativement, 2,7 millions sont atteintes d'épilepsie, 2,1 millions de l'arthrite rhumatoïde, 1,5 millions de lupus érythémateux et 3 millions de diabète de type 1 (6% de ces derniers sont aussi atteints de la maladie cœliaque). La sclérose en plaques affectent 400,000 américains. Êtes-vous surpris de savoir que tant de gens souffrent de la maladie cœliaque? La plupart des gens le sont. Si vous voulez connaître d'autres statistiques intéressantes au sujet de cette maladie, visitez le site: http://bit.ly/OkAjT . La NFCA estime que 95% des cas de la maladie cœliaque ne seraient pas encore diagnostiqués.

Certaines personnes décident d'entreprendre la diète sans gluten même sans avoir un diagnostic officiel soit parce qu'elles souffrent de plusieurs symptômes de la maladie ou parce qu'un membre de leur famille ayant les mêmes symptômes a reçu le diagnostic. Certains, plus fortunés, auront subi les examens et un diagnostic aura été établi, alors que d'autres encore se seront fait dire par le médecin que le gluten n'était pas un problème et ils continueront de souffrir et à manger des aliments contenant du gluten.

La liste qui suit décrit des symptômes et des maladies associés à l'intolérance au gluten. Vous en avez peut-être souffert avant de connaître votre diagnostic et/ou d'avoir commencer la diète sans gluten. Est-ce qu'ils se sont améliorés depuis? Si vous cherchez encore, vous vous reconnaîtrez peut-être dans ces symptômes. Si oui, le gluten pourrait en être la cause. On entend souvent les gens dire qu'ils souffrent d'une maladie en disant que c'est «de famille», comme par exemple, l'ostéoporose. Shirley Braden maintient que ce n'est pas l'ostéoporose qui est «de famille»; ce qui est passé d'un membre à l'autre d'une même famille ou de génération à génération est plutôt la cause de l'ostéoporose et dans certains cas, cela peut être un trouble associé au gluten. La maladie cœliaque est caractérisée par la malabsorption de nutriments essentiels comme les vitamines, les minéraux et les graisses. D'ailleurs, plusieurs symptômes répertoriés sont secondaires à la malabsorption due à une intolérance au gluten. Bien que cette liste soit longue, elle n'est pas exhaustive. L'auteure dit ressentir beaucoup de satisfaction en voyant la transformation des gens qu'elle rencontre à son groupe de soutien et comme conférencière. Elle trouve toujours très agréable de voir les problèmes de santé disparaître après qu'ils aient éliminé le gluten de leur alimentation.

Liste de plus de 20 raisons pour se faire tester pour l'intolérance au gluten*:
1. Un membre de votre famille a été diagnostiqué avec une maladie cœliaque/une intolérance au gluten ou une maladie qui y est associée;
2. Troubles gastro-intestinaux: diarrhée, constipation ou alternance des deux, syndrome de l'intestin irritable, douleur abdominale, nausée, selles nauséabondes, abondantes ou qui flottent, reflux acide, ballonnement, flatulence, rots, etc.;
3. Troubles de la peau: rougeur (peut inclure des ampoules comme dans la dermatite herpétiforme), eczéma, psoriasis, vitiligo, allergies ou sensibilité à des produits qui touchent la peau;
4. Vous avez été diagnostiqué avec une autre maladie qui peut être associée au gluten ou dite «de famille» comme l'arthrite, la sclérose en plaques, la fibromyalgie, le diabète, le syndrome de fatigue chronique, une maladie de la glande thyroïde ou des glandes surrénales;
5. Anémie;
6. Pour la femme, troubles gynécologiques: syndrome prémenstruel, règles difficiles, endométriose, infertilité, grossesse difficile, fausse couche, enfant mort-né, troubles hormonaux, ménopause précoce;
7. Troubles neurologiques ou psychologiques: dépression, convulsions, épilepsie, trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, trouble de l'apprentissage, autisme, picotement ou engourdissement (neuropathie), trouble bipolaire, irritabilité, sautes d'humeur, schizophrénie, sensation d'avoir la tête dans les nuages (brain fog), sensation d'être ailleurs (épisodes de dissociation), anxiété, attaque de panique, trouble obsessionnel compulsif (TOC), démence, maladie d'Alzheimer, ataxie (manque de coordination), syndrome des jambes sans repos;
8. Ostéoporose ou ostéopénie;
9. Insomnie ou autres troubles du sommeil;
10. Maux de tête fréquents (de tension/sinus/migraine);
11. Troubles avec d'autres organes: appendice, vésicule biliaire, reins, foie;
12. Problèmes dentaires (dents décolorées, défauts avec l'émail des dents);
13. D'autres allergies ou intolérances alimentaires comme l'intolérance au lactose;
14. Problème de poids; trop maigre et ne peut pas prendre de poids, ou surpoids et ne peut pas perdre de poids facilement;
15. Infections fréquentes: sinusite, maux de gorge, amygdalite, bronchite, infections d'oreilles, grippe;
16. Syndrome de Down;
17. Cancer, surtout de l'estomac, pancréas, intestins ou lymphome;
18. Fatigue chronique;
19. Ulcères buccaux;
20. Chez les enfants: retard de croissance, délai dans le développement (pour parler, puberté), petite stature, ventre ballonné, douleur aux jambes, irritabilité;
21. Asthme;
22. Cheveux qui tombent ou sont minces, alopécie;
23. Pression artérielle trop haute ou trop basse;
24. Syndrome de Sjögren.
*Vous pouvez souffrir de un ou de plusieurs symptômes, mais pas nécessairement, car souvenez-vous que 40% des personnes cœliaques n'ont AUCUN symptôme.

Ces informations ont été compilées de plusieurs sources par Shirley Braden qui dirige un groupe de soutien pour les gens cœliaques ou intolérants au gluten en Virginie (KGCGIG).
 
Pour en savoir plus, mon livre: L'intolérance au gluten (format papier ou numérique)

Par amour du stress

Voici un lien vers une entrevue bien intéressante avec Sonia Lupien, lors de l'émission de Christine Charette, le lundi 8 novembre 2010 ( http://bit.ly/cJ7mxr ). Elle est directrice scientifique du centre de recherche Fernand-Seguin de l'hôpital Louis-H Lafontaine, titulaire de la Chaire en santé mentale des femmes et des hommes de l'Institut de santé des femmes et des hommes des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et professeure titulaire au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal.

Son nouveau livre Par amour du stress sera disponible en magasin dès la semaine prochaine. Son but est de changer la vision négative que les gens ont du stress, car sans stress, on ne vivrait pas bien. D'après elle, sans réponse au stress, les gens ne seraient pas efficaces, car la réponse immédiate au stress peut nous sauver la vie... si une voiture arrive sur nous, on doit s'enlever rapidement du chemin. C'est lorsque le stress devient chronique et qu'on demeure en état de survie qu'il devient malsain. Donc, d'après elle, il serait nécessaire de changer de direction afin d'éviter de revivre le même stress fois après fois.

De plus, ce livre contient un chapitre qui nous expliquera comment reconnaître son niveau de stress en examinant les résultats de nos autres tests sanguins (glycémie, cholestérol, etc.). Ce serait donc une manière de savoir à quel niveau de stress on soumet notre corps, afin de pouvoir esssayer de le diminuer avant que notre santé soit réellement à risque. Les quatre caractéristiques qui causent le stress sont une situation nouvelle, imprévue ou imprévisible, qui donne l'impression de perte de contrôle et qui est menaçante pour notre ego. On ne devrait pas avoir ces quatre situations en même temps sinon le corps en souffre et peut s'épuiser. Chaque personne interprète ces situations différemment, et chacune y réagira à sa façon. Ainsi, il faut apprendre à déconstruire le stress. C'est un livre que j'ai bien hâte de lire.

Le sommeil: la clé du bien-être

Le sommeil assure une récupération mentale et physique essentielle à une bonne santé. Le manque de sommeil aura un impact remarquable sur le comportement, provoquant l’irritabilité et les pertes de mémoire, et s’il persiste, il pourra mener à des troubles de l’humeur importants. La privation de sommeil diminue la réponse immunitaire et déstabilise les rythmes hormonaux (niveau élevé de cortisol — hormone du stress). Pour la personne qui souffre, c’est un moment de grâce qui est absolument nécessaire, tant pour son corps que pour son esprit. Comme l’insomnie accroît la sensibilité à la douleur, il est primordial que les troubles du sommeil soient adressés.

Le cycle du sommeil se divise en plusieurs phases, dont celle à ondes lentes qui comporte quatre stades, incluant l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil très profond, suivi d’une phase de sommeil paradoxal et d’une phase de mini-réveil. Ce cycle complet dure d’une heure et demie à deux heures et se répète cinq ou six fois pendant la nuit jusqu’au réveil. On attribue la récupération physique et musculaire aux phases de sommeil profond. La phase de sommeil paradoxal est plus courte, soit de 10 à 15 minutes, et se caractérise par une activité cérébrale intense où les muscles semblent paralysés. C’est le moment des rêves, de l’assimilation des connaissances et de la récupération mentale.

Extrait de mon livre Dites non à la douleur, Edimag 2004


Livre: Anticancer

Le cancer est probablement la maladie dont le plus grand nombre de gens ont peur. Juste à entendre le mot, des images défilent immédiatement dans notre tête: chirurgie, traitements toxiques, fatigue extrême, perte de cheveux, perte d'autonomie, souffrance, mort. Bien que les statistiques indiquent encore de nombreuses pertes de vie suite à son passage, il n'en reste pas moins que des milliers de gens confrontent le cancer et en sortent vainqueurs. David Servan-Schreiber est l'un d'eux.

Psychiatre, chercheur et auteur, son deuxième livre Anticancer fut publié en 2007 puis réédité en 2010. Déjà en 2003, son best-seller Guérir nous expliquait comment guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments. Dans son dernier livre, David Servan-Schreiber nous livre un témoignage personnel de son combat contre un cancer du cerveau et les découvertes qu'il a fait depuis.

Le message est simple: nous pouvons agir contre le cancer ou mieux encore, s'efforcer de le prévenir. Tout au long de ces 377 pages, ce livre nous offre une multitude de références scientifiques expliquées de façon à en faciliter la compréhension. On peut aussi y lire les histoires de plusieurs personnes qui ont dû faire face au cancer.

D'après l'auteur, nous pouvons aider à préserver la santé de notre corps en adoptant certaines habitudes de vie: se prémunir contre les déséquilibres de l'environnement, en ajustant notre alimentation, en réagissant mieux au stress de notre vie et en établissant une relation différente à notre corps. Certes, plusieurs personnes diront que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais en fait, avec un peu de volonté, chacun de nous peut pratiquer ces modifications à son style de vie. Si vous êtes atteint de cancer ou d'une autre maladie, augmenter vos chances de guérison et diminuer le risque de rechute en développant de bonnes habitudes alimentaires et psychologiques tout en devenant plus actifs.

Anticancer explique comment renforcer son potentiel de santé et, si la maladie fait déjà partie du quotidien, comment mieux s'en défendre. C'est un livre qui offre un message d'espoir; il n'est pas triste comme on pourrait le penser. Je le comparerais plutôt à un nouveau souffle de vie. Un livre qui doit être lu!

Les vitamines du complexe B

Les vitamines du groupe B sont absolument essentielles à la santé. On les trouve dans tous les légumes, certains fruits, les grains entiers, les noix, les graines, les légumineuses, les œufs, les produits laitiers et la levure de bière. Une diète variée et équilibrée devrait suffire à combler les besoins en vitamines B, mais les gens aux prises avec des maladies intestinales, qui affectent l’absorption de celles-ci, sont plus à risques de souffrir de carences. De plus, notre vie en mode express implique trop souvent une alimentation dénuée d’éléments nutritifs, provoquant plus souvent qu’on le pense, des carences importantes que notre corps s’efforce de combler comme il peut. Si l’état de manque persiste, des symptômes de toutes sortes apparaissent. Notre corps, dans sa grande sagesse, demande de l’aide.

L’alcool, le café, le tabac, le stress, le sucre, la pilule contraceptive et les antibiotiques sont les ennemis des vitamines B. La vitamine B 12 est aussi sensible aux parasites intestinaux. Certains tranquillisants et les sulfamides nuisent aussi aux vitamines B. Lorsqu’on a besoin de supplémenter une vitamine B pour combler un manque précis, il est préférable de prendre en plus un supplément du complexe B pour favoriser l’absorption. On peut les prendre pendant ou en dehors des repas. Les surplus seront éliminés dans l’urine, donnant à celle-ci une teinte jaune foncé à orangé.

Voici un survol des signes de carences et des alliés des principales vitamines B.

  • Vitamine B 1 – thiamine – anti-névritique (système nerveux), apéritive

    Symptômes de carence : fatigue intense, perte de l’appétit, nausée, troubles digestifs, douleurs abdominales, faiblesse musculaire, manque de concentration, dépression

    Alliés : vitamines C et E, manganèse et soufre

  • Vitamine B 2 – riboflavine – anti-dermatite, vitamine de l’énergie

    Symptômes de carence : étourdissement, tremblements, maux de tête, crampes musculaires, insomnie, fendillements et plaies sur les lèvres, lèvres qui pèlent, inflammation de la langue et de la bouche, acné, inflammation des yeux (impression de sable dans les yeux ou brûlements, larmoiement), cataracte, difficultés d’apprentissage

    Alliés : vitamines B 5 et C

  • Vitamine B 3 – niacine – vitamine de l’énergie

    Symptômes de carence : éruptions cutanées, ulcérations dans la bouche, gerçures aux lèvres, fissures sur la langue, problèmes de gencives, mauvaise haleine, perte d’appétit, nausée et vomissement, diarrhée, maux de tête, irritabilité, fatigue, dépression, confusion, insomnie, perte de mémoire, sentiment de peur et d’anxiété où la personne pense « devenir folle »

    Alliés : Complexe B et la vitamine C

  • Vitamine B 5 – acide pantothénique - anti-stress, vitamine de la peau et des cheveux

    Symptômes de carences : coups de fatigue, maux de tête, dépression, irritabilité, vertige, faiblesse musculaire, hypoglycémie, insomnie, pieds qui brûlent ou qui démangent, chute des cheveux incluant l’alopécie féminine, grisonnement des cheveux

    Alliés : Complexe B (surtout B 6, B 12, B 8 - biotine, B 9 – acide folique), vitamine C, calcium et soufre

  • Vitamines B 6 – pyridoxine - vitamine féminine

    Symptômes de carences : hypoglycémie, nervosité, insomnie, dépression, syndrome prémenstruel, anémie (hypochrome), décoloration de la langue, problèmes de la peau, perte de cheveux, tics, tremblements, crampes des jambes, mauvaise coordination des mouvements

    Alliés : Complexe B (surtout B 1, B 2, B 5), vitamine C, magnésium, potassium et sodium

  • Vitamine B 7 - inositol - La vitamine de l'âge d'or, elle permet de contrôler le taux de cholestérol, intervient dans la santé des cheveux et des ongles, a un effet anxiolytique (calmant).

Symptômes de carence: excès de cholestérol, eczéma, problèmes aux yeux, perte de cheveux, déclin des réflexes avec l'âge.

Alliés: Autres vitamines du complexe B

  • Vitamine B 9 – acide folique – anti-anémique – essentielle pour prévenir les malformations chez le fœtus

    Symptômes de carences : fatigue, faiblesse générale, insomnie, perte de mémoire, anémie, lésions au coin de la bouche, langue rouge et brillante, ulcères d’estomac, désordres intestinaux, avortement spontané, malformations congénitales du fœtus, cheveux ternes, changements neurologiques conduisant à des maladies mentales – dépression, schizophrénie

    Alliés : complexe B (surtout B 5, B 8, B 12), vitamine C

  • Vitamine B 12 – cyanocobalamine – anti-anémique

    Symptômes de carences : grande fatigue, manque de concentration, léthargie, perte d’intérêt, perte de poids et d’appétit, nervosité, difficultés de mouvement et d’élocution, difficultés respiratoires, langue lisse et rouge, système nerveux sensitif – extrémités douloureuses ou sensations amoindries, picotements dans les doigts, rigidité à travers le corps, douleurs fréquentes dans les épaules et les bras -, (à noter que tous ces symptômes peuvent être liés à l’anémie pernicieuse qui résulte d’un manque de B 12), stérilité, troubles menstruels (flux irrégulier ou diminué), pertes vaginales malodorantes, mauvaises odeurs corporelles, allergies, dépression, difficulté à se lever le matin, trous de mémoire, démence

    Alliés : complexe B (surtout B 6, B 9, choline, inositol), vitamines A, C, potassium et sodium.

Comme vous le voyez, les symptômes de déficiences en vitamines B touchent à tous les systèmes du corps et peuvent être la cause de plusieurs malaises quotidiens. Pour aider votre corps à soutenir un rythme de vie trépidant, ajoutez à votre régime un supplément complet de vitamines B.

Les différentes vitamines B et des formules de B complètes sont disponibles à : www.naturessunshine.ca

Complications causées par l’intolérance au gluten

On sait que l'intolérance au gluten non traitée mène à des complications causées par le manque d’absorption prolongé des nutriments au niveau du petit intestin. Voyons un court extrait de mon livre L'intolérance au gluten sur le sujet.

"Sans le retrait définitif du gluten, la maladie coeliaque continue ses ravages et peut causer plusieurs conditions importantes et même menaçantes à la vie incluant :
  • L’ostéoporose – une condition où les os deviennent faibles, friables et prédisposés aux fractures. Une mauvaise absorption du calcium est un facteur contribuant à cette condition;
  • L’ostéomalacie – ramollissement des os par manque d’absorption de la vitamine D. On retrouve une composante ostéomalacique chez 50 à 70% des gens atteints de la maladie coeliaque. Il arrive souvent que l’investigation de l’ostéomalacie amène le diagnostic de la maladie coeliaque. L’équivalent chez l'enfant est le rachitisme;
  • Une petite stature chez l’enfant qui manque d’éléments nutritifs essentiels depuis le jeune âge, quand une bonne alimentation est cruciale à son développement et à sa croissance. Les enfants chez lesquels la condition est détectée et traitée avant la fin de leur croissance récupèrent souvent tout leur retard;
  • Douleur osseuse ou arthritique;
  • Perte de poids;
  • Épilepsie avec calcifications cérébrales ou convulsions – résultant de l’absorption inadéquate d’acide folique. On pense que le manque d’acide folique cause des dépôts de calcium ou des calcifications dans le cerveau, menant ensuite à des convulsions;
  • Hémorragie interne;
  • Désordre du système nerveux central et périphérique;
  • Trouble pancréatique;
  • Lymphome intestinal;
  • Anémie;
  • Diarrhée chronique;
  • Intolérance au lactose;
  • Aphtose buccale répétitive;
  • Manque d’émail sur les dents des enfants;
  • Infertilité chez l’homme et la femme;
  • Retard des premières menstruations, ménopause prématurée, avortement spontané chez la femme et malformation congénitale du bébé comme un défaut du tube neural;
  • Une variété de troubles émotionnels, tels que la fatigue chronique, l’irritabilité, les troubles de concentration, le trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, et même un comportement schizophrénique."

Pour plus d'informations : L'intolérance au gluten (2006 Edimag), disponible en librairie et en ligne.

La cuisson des légumineuses

On se demande souvent comment faire cuire les légumineuses, surtout qu'il en existe plusieurs sortes nécéssitant différents temps de cuisson. Le site Passeport Santé vous offre un excellent article sur le sujet à http://bit.ly/9daP7Y. Vous y trouverez des explications sur le temps de trempage, de cuisson et des trucs pour diminuer la flatulence. Alors n'hésitez plus, ajoutez des légumineuses à vos repas!

Préménopause ou Fibromyalgie?

J'ai décidé de partager mon aventure récente avec la crème progestérone bio-identique. Durant la dernière année, les symptômes de préménopause devenaient de plus en plus évidents. Même si je me considère bien chanceuse comparativement à d'autres dont les symptômes sont autrement pires, il reste que comme thérapeute, je n'avais pas à en pâtir vu que je connaissais déjà les bienfaits de la crème progestérone bio-identique que je recommande aux femmes depuis des années.

Graduellement, les quelques jours de petits saignements prémenstruels avaient prolongé leur séjour jusqu'à être présents de 5 à 9 jours par mois. Durant la semaine avant mes règles, je dormais moins bien ce qui résultait à plus de douleurs fibromyalgiques. De plus, j'avais des sueurs nocturnes 3 à 4 nuits avant leur déclenchement. Mais voilà que depuis plusieurs mois, les jours de fatigue qui précédaient mes périodes duraient une longue semaine et plus, et que maintenant, un sentiment de déprime (sans raison réelle) s'y ajoutait. Après quelques mois de ce régime, j'ai décidé qu'il était grand temps d'y voir.

Dès deux heures après la première application de la crème progestérone bio-identique, de légers saignements sont apparus et ont persisté en augmentant un peu pendant 9 jours. J'étais consciente qu'il y avait un genre de ménage qui se faisait, et d'ailleurs, je me sentais très bien. La qualité de mon sommeil s'est améliorée immédiatement, en dedans que quelques semaines. De plus, les sueurs nocturnes ont tout simplement disparu dès le premier mois et ne sont pas revenues même avec la chaleur de l'été. Le sentiment de déprime m'a quittée aussi dès le début du traitement, de même que la sensibilité des seins dont je souffrais depuis quelque temps. J'ai rapidement noté, même si au début j'ai pensé qu'il s'agissait d'une simple coïncidence, que mes douleurs fibromyalgiques étaient bien moins dérangeantes.

Et voilà! J'en suis à mon 6e mois d'utilisation de la crème progestérone et tout continue à aller bien de ce côté. Tous les symptômes désagréables ont été réglés en un rien de temps en appliquant la crème seulement deux semaines par mois. Alors que tant de femmes souffrent des affres de la préménopause et de la ménopause, il me semblait important de partager mon expérience intime avec mes lecteurs.

C'est en regardant mon cheminement des 12 dernières années que je me suis demandée si certains de mes symptômes n'avaient pas, déjà à ce moment-là, quelque chose à faire avec un déséquilibre hormonal. C'est lors d'une sérieuse phase d'épuisement (burn-out) que les nombreux symptômes de fibromyalgie sont apparus, de même que les sueurs nocturnes. Ayant exclu les troubles de la glande thyroïde et de glycémie, je n'avais même pas pensé à la préménopause vu mon âge. Aujourd'hui, avec le recul, il me semble qu'il soit fort possible que je souffrais d'un déséquilibre hormonal (manque de progestérone) intensifié par une fatigue surrénalienne. C'est bien la preuve que l'on en apprend à tous les jours!

Chose certaine, à l'aube de mes cinquante ans, la ménopause ne m'effraie aucunement. J'espère que mon témoignage saura aider quelques femmes à faire le saut vers la cinquantaine tout en douceur.

Le site www.santedesfemmes.com vous offre toute l'information nécessaire pour bien vivre votre santé hormonale de la puberté à la ménopause.

Les suppléments de calcium augmenteraient les risques de problèmes cardiaques

Les résultats d'une étude récente publiés dans la revue scientifique le British Medical Journal indiquent qu'une supplémentation en calcium peut accroître de 30% le risque d'infarctus du myocarde (crise cardiaque). Inutile de dire que cette nouvelle a semé l'émoi au sein de la communauté, alors que le traitement préventif de l'ostéoporose inclut souvent la prise de plus de 1000 mg de calcium par jour.

Cette méta-analyse regroupait les résultats de 11 essais cliniques pour un total de 12,000 participants âgés de plus de 40 ans, qui ont consommé 500 mg de calcium et plus (sans ajout de vitamine D) ou un placebo à chaque jour pendant trois ans et demi.

Selon un reportage de Radio-Canada, de nombreux patients s'inquiètent de leur traitement calcique actuel et se présentent à leur rendez-vous avec la coupure de journal décrivant l'étude. Parmi les médecins, les opinions semblent partagées. Alors que certains optent pour l'arrêt du traitement, d'autres préconisent sa continuation tout en y associant de la vitamine D.


On doit rappeler que l'étude du Dr Bolland et de ses collègues utilisait du calcium sans association de vitamine D. Or, plusieurs recherches ont démontré que le calcium accompagné de vitamine D peut freiner la dégénération osseuse de l'ostéoporose et prévenir les fractures chez les personnes âgées. Il est même possible que le calcium administré sans magnésium ni vitamine D ne soit pas bien absorbé et ne serait donc pas efficace pour contrer l'ostéoporose.

Un autre fait à prendre en considération est que 88% des participants à l'étude étaient des femmes. Or, la maladie cardiovasculaire se présente différemment chez la femme que chez l'homme. Cette méta-analyse nourrit les controverses et fait couler beaucoup d'encre. Il reste encore bien des recherches à faire avant d'y voir clair.

http://www.bmj.com/cgi/content/full/341/jul29_1/c3691

Livre: Des maux pour le dire...simplement

Suzanne Couture est l'auteure d'un merveilleux petit livre capable de changer notre façon de voir nos malaises et nos maladies. Conférencière et consultante spécialisée dans le décodage biologique des maladies et des situations compliquées, elle nous propose une façon toute simple de désamorcer le potentiel destructeur du stress émotionnel.

Des maux pour le dire...simplement est écrit dans un langage à la portée de tous, teinté d'humour et parsemé de faits vécus qui incitent à faire l'essai de la démarche. Elle y explique le pouvoir des mots dans notre vie de tous les jours et l'importance de nos pensées à chaque instant. De même, ce sont souvent les non-dits et les ressentis négatifs non verbalisés qui sont néfastes à notre bien-être. Il ne s'agit en aucun cas de trouver un coupable à nos malheurs, mais tout simplement de s'avouer à nous-mêmes l'émotion profonde suscitée par la situation vécue. Il n'est pas nécessaire d'attendre de souffrir d'une "vraie" maladie avant d'apprécier cette méthode, les malaises sont des "mots" (maux) qui veulent être exprimés. En utilisant cette approche à tous les jours, on se sentira libéré et ouvert ce que la vie a à nous offrir.

Voici une phrase tirée de cet ouvrage qui résume bien son message: " La prise de conscience des émotions et ressentis vécus dans la maladie permettra de découvrir la réalité et la vérité se camouflant sous cette maladie." (page 116) Suzanne Couture nous explique, par exemple, que la dévalorisation de soi est souvent la cause de malaises atteignant la structure osseuse (arthrite) et les muscles; on peut penser immédiatement à la fibromyalgie, ce fléau qui atteint souvent des femmes qui essaient d'être à la fois conjointe, mère, amie et employée parfaite.

Ce livre nous oblige à dire: "Oui, il est bien possible que ce soit vrai!" Nos émotions refoulées peuvent nous rendre malade. Elle cite l'exemple d'une dame aux mains engourdies et froides alors qu'elle vivait une situation où elle se sentait les mains liées. La douleur au genou peut être liée à un ressenti d'obligation (être obligé de se plier à certaines exigences ou refuser de se plier à celles-ci). Les secrets de famille peuvent aussi interférer dans la santé des générations qui suivent formant ainsi un "pattern" de maladie qui se répète et que la médecine traditionnelle nommerait sans hésiter "héréditaire".

C'est un livre dont la première lecture se fait rapidement mais qui laisse son empreinte. Je vous recommande fortement de prendre le temps de le relire, d'intégrer son contenu et de le pratiquer. D'ailleurs, plusieurs autres auteurs abondent dans le même sens dont Jacques Martel (Le grand dictionnaire des malaises et des maladies), Jean-Jacques Crèvecoeur (Le langage de la guérison) et les livres de Sébastien Plante dont le dernier s'intitule Brisons le silence.

Est-ce possible que ce soit si simple?! Faites-en l'expérience et n'hésitez pas à partager votre vécu dans la section "commentaire" qui suit. Bonne lecture!

Pour visiter le site internet de Suzanne Couture: http://www.suzannecouture.com/

Livre : La vérité en face

Le livre La vérité en face (Quebecor 2008), écrit par Sébastien Plante, nous propose d'aborder nos douleurs physiques ou nos maladies par le biais des émotions. De par son travail de physiothérapeute et d'ostéopathe, il a maintes fois été confronté à des cas où une prise de conscience vis-à-vis l'évènement ayant précédé l'apparition du symptôme ou de la maladie menait à la guérison. Ce livre nous incite à réfléchir aux différentes dimensions de notre vie (santé, vie sociale, amour, spiritualité, etc.) et nous donne quelques pistes à suivre pour mieux en profiter pleinement.

La vérité en face nous ramène à l'essentiel en nous rappelant des principes fondamentaux tels le partage, l'amour (de soi et des autres) et le pardon. On y retrouve aussi plusieurs cas vécus en clinique ainsi qu'une annexe très intéressante de Jean-Jacques Crèvecoeur. À la fin du livre, Sébastien Plante partage avec nous des pensées glanées çà et là qui portent à réflexion. Par exemple: "La plus grave erreur que vous puissiez commettre dans la vie est d'avoir continuellement peur d'en faire une."

Pour découvrir tous les livres de cet auteur et pour faire la lecture de ses nombreuses chroniques: www.sebastienplante.com


Les symptômes de l'intolérance au gluten

La maladie coeliaque (intolérance au gluten) est difficile à diagnostiquer car ses symptômes peuvent varier énormément. Comme les symptômes sont souvent les résultats d’un manque d’absorption des nutriments par l’intestin grêle, la liste peut être très longue. Aussi, comme le gluten affecte la perméabilité de la paroi intestinale (leaky gut), c’est-à-dire qu’il laisse passer plus d’intrus, le système immunitaire est exposé à plus de substances allergènes que la normale. Ceci explique pourquoi les gens atteints de la maladie coeliaque ont tendance à avoir plus de symptômes allergiques que la population en général.

Il est aussi important de souligner que certaines victimes de la maladie sont asymptomatiques, mais que le dommage se fait quand même. Souvent, la réalité surprenante d’un diagnostic de la maladie coeliaque frappe par l’entremise d’un diagnostic d’une autre maladie dégénérative ou d’une complication reliée à la maladie coeliaque, qui nécessite une investigation plus poussée.

Certains exhibent des symptômes classiques comme la diarrhée, la mauvaise digestion, la flatulence, le gonflement, mais d’autres sont plus difficiles à relier à l’intolérance au gluten, comme l’anémie, l’irritabilité, les vomissements ou la difficulté de concentration.

Symptômes les plus communs chez l’enfant en bas âge :

  • Diarrhée - souvent décrite par les parents comme ayant une odeur nauséabonde et d’apparence mousseuse ou encore, les selles deviennent anormalement abondantes (multipliées par 4 ou 5), molles, grisâtres, graisseuses et luisantes
  • Vomissements par jets
  • Abdomen distendu
  • Diminution de la masse musculaire ou manque de masse musculaire à travers le corps
  • Retard de développement physique
  • Problème dentaire – stries sur les dents ou l’émail des dents décoloré
  • Irritabilité, peut devenir grognon, hostile
  • Apathie, ne sourit plus
  • Manque d’appétit
  • Niveau sanguin insuffisant de calcium, de vitamine B12 et d’acide folique
  • Anxiété de séparation des parents extrême ou dépendance excessive sur les parents (probablement parce que l’enfant a de la douleur et que les parents le réconfortent.)

Symptômes les plus communs chez l’enfant et l’adulte :

  • Détresse gastro-intestinale – crampe, gonflement, flatulence, inconfort, brûlure par reflux gastro-oesophagien (chez l’adulte)
  • Diarrhée
  • Constipation
  • Stéatorrhée (selles nauséabondes souvent avec mucus, et occasionnellement flottantes)
  • Anémie ou déficiences nutritionnelles
  • Ecchymoses faciles
  • Début de puberté retardé
  • Manque de masse musculaire
  • Perte de poids
  • Perte d’appétit
  • Fatigue chronique
  • Alopécie- perte temporaire des cheveux ou des poils, partielle ou totale
  • Dérangements émotionnels – irritabilité, dépression, trouble de concentration et dépendance excessive

À part ces symptômes courants, on en remarque aussi bien d’autres : les cils trop longs, la perte prématurée des cheveux, la déformation des doigts, l’aménorrhée (arrêt des menstruations), la douleur aux jointures, l’infertilité, les malaises non justifiés, des ulcères buccaux, et l’œdème (par manque de protéines). Au fur et à mesure que les recherches avancent, la liste des symptômes semble allonger, jusqu’à inclure des troubles du foie, du sang, des jointures, de la dentition et même des troubles neurologiques.

L’importance d’une diète sans gluten stricte ne sera jamais assez stressée. Pour le moment, l’exclusion du gluten est la seule solution à cette maladie qui semble ronger les forces de ses victimes tout aussi longtemps que le gluten reste présent.

Extrait de mon livre Intolérance au gluten (Edimag 2006)

La spiruline: une algue bleu-vert très nutritive

La spiruline est une algue bleu-vert qui vit en eau douce; elle tire son nom de sa une forme en spirale. Elle faisait partie de la nourriture traditionnelle des Aztèques du Mexique qui la consommaient surtout lors d’intenses activités physiques. La spiruline est cultivée partout où le climat le permet: États-Unis, Inde, Chine, Thaïlande, Afrique, Cuba, etc. Les eaux alcalines de certains lacs en régions chaudes souvent enrichis d’un sous-sol volcanique riche en sels minéraux procurent un milieu propice à son bon développement.

La spiruline est constituée de 55 à 70% de protéines, soit trois fois plus que la viande maigre ou le poisson, et ne contient ni gras ni cholestérol. Ce «superaliment» contient plus de calcium que le lait et beaucoup plus de fer que les épinards (3 à 8 mg par 5 g). Cette protéine est facilement digestible et assimilable par l’organisme. C'est aussi une excellent source de bêta-carotène soit environ 12 000 UI à 25 000 UI par 5 g de poudre.

C’est une forme de protéines recommandée pour les sportifs et les végétariens. Les gens en convalescence où l’alimentation est parfois insuffisante ou difficile peuvent mettre à profit cette source nutritionnelle de protéines pour accélérer leur guérison et faire le plein d’énergie vitale. On mentionne aussi son utilité lors d’un régime amaigrissant pour éviter les carences nutritionnelles et pour conserver une énergie optimale. Elle peut aussi être utile en cas d’anémie ainsi que chez la femme enceinte et les enfants.

La spiruline est riche en bêta-carotène, fer, thiamine, riboflavine, calcium, magnésium, potassium, zinc et bien plus, incluant les oligo-éléments. Elle contient toutes les vitamines du groupe B, dont la B12, ce qui en fait un ajout intéressant pour les végétariens, en plus de la vitamine A, E, des acides gras essentiels et de la chlorophylle. Cette algue attire l’attention par son contenu parfait d’acides aminés incluant les 8 essentiels dont la lysine, la méthionine et le tryptophane.

Selon la nutritionniste Hélène Baribeau: " Prendre 2 c. à thé de spiruline équivaut à peu près à manger de ½ à 1 tasse de brocoli (pour le fer), 1 carotte (pour les caroténoïdes) et 1 oeuf (pour les protéines et certains caroténoïdes)." ( http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=spiruline_ps )

On peut se procurer la spiruline sous forme de poudre ou de comprimés. La poudre à un goût et une odeur qui peuvent déplaire aux gens sensibles. Les comprimés en facilitent grandement l’ingestion. Bien qu'il n'y ait pas de contre-indications, on recommande de commencer par de petites doses en augmentant graduellement pour éviter de souffrir de symptômes de désintoxication tels les maux de tête et les malaises gastro-intestinaux.

On continue d'étudier les vertus antioxydantes, immunostimulantes et antidiabétiques de la spiruline. Elle semble avoir un effet régulateur sur les taux d'insuline. Elle stimule l'activité des globules blancs dans leur lutte contre l'infection. Elle pourrait aider à débarrasser le corps des métaux lourds. On pense qu'elle pourrait aussi réduire les taux de lipides sanguins. Certains projets-pilotes sont présentement en cours pour évaluer si la spiruline pourrait contribuer à enrayer la famine des pays sous-développés.

Les suppléments d'oméga-3 pour combattre la dépression

Les résultats d'une étude dirigée par le Dr François Lespérance, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal révèlent que les suppléments d'oméga-3 seraient aussi efficaces que les antidépresseurs chez les personnes atteintes de dépression tant qu'elles ne souffrent pas en même temps de troubles anxieux.

L'étude impliquait 432 patients avec une moyenne d'âge de 46 ans et dont 68% étaient des femmes. On donna à la moitié d'entre eux 3 capsules d'huiles de poisson, soit un apport quotidien de 1 050 mg d’acide eicosapentaénoïque (AEP) et 150 mg d’acide docosahexaénoïque (ADH). Les autres participants recevaient un placebo au goût de poisson.

Après 8 semaines, les dépressifs qui ne souffraient pas de troubles de l'anxiété ont vu des résultats similaires à ceux obtenus par la prise d'antidépresseurs. Par contre, les omégas-3 n'ont pas amélioré l'état mental des sujets souffrant de troubles de l'anxiété. De plus, la prise de capsules d'AEP ne semblent pas augmenter l'efficacité des antidépresseurs. Le médecin explique que: « Les patients qui ne vont pas mieux avec les antidépresseurs sont généralement plus résistants aux traitements.»

Alors qu'environ 11% des hommes et 16% des femmes souffriront d'une dépression au cours de leur vie, il est encourageant de constater que les suppléments d'oméga-3 offrent une alternative efficace aux antidépresseurs.


Source: Martin LaSalle, Les suppléments d'oméga-3 font leurs preuves contre la dépression, http://www.passeportsante.net

Le foie : un organe de filtrage surmené

Qui d’entre nous ne connaît pas l’expression populaire « la crise de foie »? On a des nausées, des vomissements, des maux de tête; le méga festin de la veille ne passe tout simplement pas. En fait, ces symptômes indiquent plutôt une révolte de la vésicule biliaire qui a pour rôle de concentrer et de stocker la bile. Malheureusement, la plupart des gens ont bien peu de considération pour leur système digestif dont ils se souviennent surtout lorsqu’il fait défaut.

Le foie fait généralement partie des négligés. Pourtant, il assure plus de 500 fonctions dans le corps. Un déséquilibre du foie affecte non seulement la digestion et l’élimination, mais peut aussi se répercuter sur les reins, le système hormonal, l’humeur, l’énergie vitale, etc. En effet, presque toutes les fonctions du corps humain dépendent de ce merveilleux organe de filtrage qu’est le foie.

Les principales fonctions du foie sont :

  • La production d’enzymes digestives pour la digestion;
  • La production de bile pour la diriger vers la vésicule biliaire, puis le duodénum pour assurer la digestion des graisses;
  • Il a un rôle vital de station d’épuration : il filtre tous les produits toxiques;
  • Il joue un rôle dans le métabolisme des glucides (stabilise la glycémie), des lipides (cholestérol et triglycérides) et des protéines;
  • Il a des fonctions de stockage — vitamines B12, fer, cuivre, glucose —, qu’il récupère lors de la destruction des vieux globules rouges (érythrocytes).

En plus de l’exposition aux produits toxiques dont les médicaments, l’alcool, les drogues et autres matières polluantes, le foie peut aussi être affecté par :

  • des infections virales comme l’hépatite;
  • l’obésité;
  • des désordres génétiques;
  • troubles auto-immuns;
  • le cancer (celui-ci est souvent une métastase à la suite d’un premier cancer).

D’après la Fondation Canadienne du foie, la principale cause de la maladie du foie au Canada est la stéatose hépatique associée à l’obésité. La stéatose hépatique résulte de l’accumulation de graisses dans les cellules du foie. On doit aussi se méfier des médicaments sans ordonnance; par exemple, une surconsommation d’acétaminophène peut avoir des effets très néfastes sur le foie.

Un foie encrassé n’engendrera pas de symptômes douloureux. Il faudra donc reconnaître certains symptômes qui indiquent le besoin d’une cure de nettoyage :

  • maux de tête
  • manque d’énergie
  • tous les troubles digestifs
  • constipation
  • fatigabilité
  • irritabilité
  • insomnie
  • acné
  • mauvaise haleine
  • syndrome prémenstruel
  • menstruation douloureuse
  • mauvaise concentration
  • infections à répétitions.

Une cure de nettoyage est conseillée 2 à 3 fois par année à tout le monde. Tout comme votre voiture a besoin de changer d’huile et de filtres, votre corps a aussi besoin d’une mise au point. La sorte choisie dépendra de l'état de la santé en général et de la tolérance de chaque individu. Bien des gens pensent qu’une cure doit être très laxative pour être efficace. C’est faux! Rudoyer votre corps n’est pas nécessaire. Une cure de nettoyage ne devrait pas amener de crampes intestinales pénibles ni de diarrhée. Une augmentation de l’élimination (urine, selle) est prévisible mais sans pour autant apporter de malaises excessifs.

Une cure de nettoyage éliminera les toxines du système digestif dont le foie qui est souvent surchargé de travail. Ceci facilitera la digestion. Elle nettoiera les intestins pour assurer une meilleure assimilation des nutriments et une fonction intestinale appropriée. Elle aidera à la gestion de poids; tout programme de perfre du poids devrait commencer par une cure de nettoyage, car comment voulez-vous que le foie élimine du gras supplémentaire s’il est déjà surchargé? Elle diminuera l’acidité d’un système trop acide (le terrain d’un corps malade est souvent très acide).

Le choix de la cure de nettoyage et sa durée peut varier selon la fréquence d’emploi et la tolérance de l’individu. Si à 40 ans, on n’a jamais fait de cure et on porte peu d’attention à son alimentation, une cure douce sur plusieurs semaines sera recommandée, alors que si on en fait régulièrement tout en faisant attention à son alimentation, elle pourra être moins intensive et de plus courte durée. Mentionnés ici sont quelques produits disponibles chez Nature's Sunshine (me contactez pour plus d'information ou www.naturessunshine.ca):

Tiao He Pak : Une trousse dépurative d’herbes qui soutiennent le foie, les reins et le sang. Distribuée en sachets individuels, ils sont faciles à apporter au travail. Le choix parfait pour un nettoyage en douceur.

Pour une cure plus en profondeur, intéressante si on veut entreprendre un programme de gestion de poids, on retrouve le produit Bod-Z Klenz. Il procure des bienfaits aussi bien sur le foie et la vésicule biliaire, que sur le pancréas et la circulation.

Pissenlit: Un choix attirant pour les gens sensibles. Il a un effet nettoyant aussi bien sur le foie que les reins tout en éliminant l’excès d’acidité du corps.

LIV-J, LIV-A, LIV-C : Ces formules contiennent des herbes connues pour soutenir la fonction digestive (LIV pour "liver" = foie).

Trèfle rouge: Il convient bien comme accompagnateur des 4 derniers produits mentionnés. Il stimule la circulation sanguine tout en purifiant le sang.

Pour les enfants ou les gens à l’intestin très sensible, le mahonia à feuilles de houx est un bon choix.

Toujours faire suivre une cure de nettoyage par des probiotiques ou bonnes bactéries – Acidophillus - pour refaire la flore intestinale pendant au moins un mois.

Consultez votre naturothérapeute pour une suggestion de nettoyage adaptée à vos besoins particuliers. N’oubliez pas de manger sainement et de boire beaucoup d’eau durant toute la période de nettoyage, et d’ailleurs, pourquoi ne pas en faire une bonne habitude?

La goutte: un plan pour réduire les crises

La goutte est un type d'arthrite qui se manifeste habituellement par une attaque de douleur soudaine dans une articulation. Celle du gros orteil est généralement le site de la première attaque; l'articulation devient rouge violacée, enflée et chaude au toucher. Elle peut aussi s'attaquer à d'autres articulations. La goutte est causée par une augmentation du taux d'acide urique dans le sang (hyperuricémie). Les hommes sont atteints 10 fois plus souvent que la femme et l'âge moyen de la première crise est de 47 ans. La goutte est souvent liée à l'alimentation des pays industrialisés. Une meilleure alimentation, une bonne hydratation et le maintien d'un poids santé font partie de la prévention tout autant que du traitement.
Voici quelques conseils visant l'alimentation pour peuvent réduire les risques de souffrir de la goutte ou abréger une crise. Tout d'abord, on évite certains aliments dont l'alcool, le café, le sucre, la farine blanche, les gras saturés, les aliments riches en purine (viande rouge, abats), les fruits de mer, la sardine, les moules, l'asperge, l'artichaut, le chou-fleur, les lentilles, la levure, la levure de bière et les champignons.

Certains aliments et breuvages sont à privilégier. Par exemple, on doit s'assurer de bien s'hydrater afin d'augmenter l'excrétion de l'acide urique hors du corps, en buvant 8 verres d’eau par jour. Le jus de certains légumes (céleri, carotte, épinard, persil) constitue une boisson de choix. L'ail, les cerises, les bleuets et les framboises contribuent aussi à améliorer le sort des goutteux.

Afin de régulariser les taux d'acide urique et de diminuer la douleur, plusieurs nutriments peuvent s'avérer utiles: acide folique, acides gras essentiels (huile d’onagre, de lin, de poisson), calcium, chlorophylle, flavonoïdes, magnésium, quercétine, vitamines B (éviter haute dose de B3), B6, C, E, zinc. La phytothérapie nous offre aussi de l'aide avec des plantes telles que la bardane, la bréméline, la griffe du diable, l'ortie, le pissenlit, la prêle et le trèfle rouge.

Le magnésium

Le magnésium est un autre minéral essentiel à la bonne santé car il participe à plus de 300 réactions métaboliques dans le corps. Bien qu'on le trouve surtout dans nos os et nos dents (50%), il y en a un peu dans chacune de nos cellules; on en retrouve notamment dans les muscles, le foie, le cœur et les reins.

Il aide, entre autres, à:
• réguler l'équilibre acide-base du corps;
• prévenir certains troubles cardiovasculaires comme l'arythmie cardiaque, l'hypertension, les crises cardiaques et les spasmes au cœur et aux artères;
• soulager le syndrome prémenstruel;
• soulager les contractions musculaires comme les crampes dans les jambes et les jambes sans repos;
• l'absorption du calcium (préserve la santé des dents et des os);
• prévenir le diabète du type 2;
• prévenir la récurrence des calculs rénaux;
• la synthèse de l''ADN;
• promouvoir l'équilibre nerveux (minéral anti-stress).

À petites doses, il agit comme un antiacide alors que de plus grandes quantités ont des vertus laxatives. Son élimination se fait par les reins; il est déconseillé aux personnes souffrant de troubles rénaux graves d'en consommer de fortes doses.


Les premiers signes d'une carence en magnésium sont la perte d'appétit, les nausées, la diarrhée, les vomissements, la fatigue, la faiblesse musculaire et la confusion. Si l'insuffisance en magnésium n'est pas corrigée, il peut s'ensuivre des engourdissements, des contractions ou des crampes musculaires, une irritabilité, une nervosité excessive, l'irrégularité du rythme cardiaque et des spasmes coronariens pouvant conduire à la crise cardiaque.


On trouve du magnésium dans les légumes verts feuillus, les légumineuses, les grains entiers, les noix les graines, le germe de blé, la levure de bière, les épinards, le maïs jaune, le soya, le thon et l'aiglefin.

Autres signes de carence:
• gorge nouée
• hyperémotivité
• anxiété
• dépression
• palpitations cardiaques
• maux de tête
• tremblements des muscles
• insomnie
• léthargie
• asthénie.

Le "Candida Albicans"

Pour bien de gens, la phrase « fatigué d’être fatigué » est très familière. Un grand pourcentage de la population est affligé par une multitude de symptômes tels que la fatigue chronique, maux de tête, douleur, infections répétées, problèmes digestifs, troubles de concentration, syndrome prémenstruel, hypoglycémie, acné, engourdissement, dépression, allergies, asthme et bien d’autres. Si vos symptômes sont résistants au traitement traditionnel et continuent de se répéter, vous souffrez peut-être de Candida albicans ou de candidose systémique. Pour la majorité des gens en souffrant, les tests médicaux sont normaux malgré les troubles de la personne. Souvent, ces gens ont l’air en santé et peuvent continuer de fonctionner normalement, mais en dedans, ils sont souvent épuisés, vidés d’énergie et découragés.

Le Candida albicans vit dans les parties chaudes du corps comme dans le système digestif et le vagin. Si vous avez consommé durant votre vie des antibiotiques, la pilule contraceptive, de la cortisone et/ou une diète riche en sucres, les troubles de levure sont plus aptes de vous rejoindre. La flore intestinale est alors déséquilibrée et si les bonnes bactéries ne sont pas remplacées très rapidement, le candida peut proliférer à une vitesse vertigineuse. Les symptômes que la personne ressent est en fait le résultat des toxines relâchées par la levure dans le corps, un peu comme du poison.

Les experts pensent que 1/3 de la population est affectée par ce trouble, incluant 60% de femmes. Comme tous les systèmes du corps sont connectés, cela explique pourquoi on a une multitude de symptômes; cela varie d’une personne à l’autre dépendant de ces propres faiblesses et de son style de vie. Après s’être assuré par des tests médicaux qu’il n’y a pas de pathologie sous-jacente, on peut commencer à mettre de l’ordre dans notre corps.

Comme le candida prolifère en présence de sucre et d’hydrates de carbone, la diète est primordiale. On doit affamer la levure. Le première chose à faire est de changer notre alimentation. On doit éliminer tous les sucres sans exception (mélasse, miel, sirop d’érable, sucrose, maltose, dextrose, sirop de riz, malt d’orge…), la farine blanche et le riz blanc qui tournent en sucres simples lors de la digestion, la levure, les champignons, les arachides et les pistaches, les produits laitiers, la boisson gazeuse…. Tous les légumes, les grains, les noix (excepté les deux mentionnés) et les graines sont ajoutés. Il est préférable de consulter pour bien comprendre la diète.

On doit détruire ce champignon et en débarrasser le corps. Il est à noter que le Candida albicans a normalement sa place dans notre système intestinal, mais le but est d’avoir plus de bonnes bactéries que de mauvaises; dans ce cas, la flore intestinale assurera un équilibre sain. Plusieurs produits peuvent aider à faire la guerre aux levures. On retrouve l’acide caprylique qui est capable de traverser la coquille mycélienne du candida et de le détruire, l’ail, le thé Pau d’Arco, l’essence de Niaouli (tea tree oil), les probiotiques ou bactéries amies, les enzymes digestives, les acides gras essentiels et l’échinacée. On doit soutenir le foie, les reins et les intestins tout au long du programme car beaucoup de toxines devront être éliminées du corps.

On doit reconstruire la santé. Il faudra fournir à notre corps tous les éléments manquants par une alimentation saine qui ne nourrit pas le candida et une supplémentation de vitamines et de minéraux. On verra aussi à renforcer les organes les plus faibles que ce soit les surrénales, la thyroïde, l’intestin, dépendant de chaque personne. Si la situation perdure depuis bien des années, le corps aura alors accumulé certaines faiblesses.

Beaucoup de gens souffrant de candidose sont très sensibles aux odeurs ou vapeurs de produits chimiques, la fumée, le parfum, les colles, la peinture, les odeurs d’échappement des voitures. On essayera de limiter nos contacts avec ceux-ci autant que possible, surtout à la maison et sur le lieu du travail où on passe beaucoup de notre temps. Il faut bien entendu inclure l’exercice, l’air frais, le support psychologique de la famille et des amis, la relaxation et le repos adéquat comme à tout programme de santé. Si vos problèmes sont reliés au Candida albicans, des changements et des améliorations se feront vite sentir. On aura peut-être l’occasion de vivre quelques crises de guérison, moment positif, même s’il peut être désagréable à vivre, où un surplus de toxines se libère de l’organisme. Il faut s’attendre à une période de 6 mois à un an pour pouvoir retrouver le contrôle de sa santé. Il faut se souvenir que chaque individu est unique, et que chacun progresse à sa manière.
 
Pour plus d'informations: Tout sur la santé de l'intestin (2e édition, 2012)

Les troubles de la thyroïde et la vie sexuelle de l'homme

Voici un court extrait de mon livre L'hypothyroïdie expliquée concernant la santé de la glande thyroïde chez l'homme. Notez que des troubles thyroïdiens peuvent mener, entre autres, à une baisse de la libido, au trouble érectile, à l'éjaculation précoce ou au retard à l'éjaculation.

"Bien que l’hypothyroïdie frappe la femme de cinq à sept fois plus souvent que le genre masculin, l’homme n’est pas dispensé des souffrances qui y sont associées pour autant. La plupart des symptômes sont les mêmes sans oublier l’asthénie et la prise de poids. D’après l’endocrinologue Ken Blanchard, l’homme serait plus susceptible au stress, aux infections, à la perte de cheveux, à l’hypercholestérolémie et aux maladies cardiaques.

Les problèmes thyroïdiens viennent souvent exacerber un trouble de la sexualité, quand il n’en est pas tout simplement la cause. Pour cette raison, l’homme doit partager avec son médecin toutes ses inquiétudes incluant celles qui minent sa vie sexuelle...


...Les troubles thyroïdiens, autant l’hyperthyroïdie que l’hypothyroïdie, peuvent aller jusqu’à provoquer la stérilité chez l’homme, car une concentration adéquate d’hormones thyroïdiennes est nécessaire à l’élaboration des spermatozoïdes. L’hyperthyroïdie semble modifier le métabolisme des stéroïdes sexuels naturels (testostérone), la spermatogénèse (formation des spermatozoïdes), la motilité des spermatozoïdes et la fertilité. Bien que les effets de l’hypothyroïdie soient plus subtils ou tout simplement moins connus, ils affectent aussi le métabolisme de la testostérone et sont associés à l’infertilité. Tous ces troubles sont réversibles avec la restauration de l’euthyroïdie."

Salade de riz sauvage

Je ne sais pas d'où vient cette superbe recette de salade, mais elle vaut la peine d'être essayée!

Salade de riz sauvage
1 tasse de riz sauvage
4 tasses d'eau
1 oignon, haché
2 c. à soupe de beurre
1/2 tasse de riz à grains longs converti
1 tasse de bouillon de poulet
1 boîte de 14 oz de coeurs de palmiers, tranchés
1 poivron jaune, coupé en dés
2 oignons verts, hachés
1 tomate, épépinée et coupée en petits morceaux
1/3 tasse d'huile d'olive pressée à froid
3 c. à soupe de vinaigre balsamique
sel et poivre

Dans une casserole, cuire le riz sauvage dans l'eau salée environ 45 minutes ou jusqu'à tendreté: bien égoutter et réfrigérer.

Dans une casserole, cuire l'oignon dans le beurre puis ajouter le riz converti: bien enrober de beurre.

Incorporer le bouillon de poulet et porter à ébullition; couvrir et réduire le feu au minimum. Cuire 20 minutes sans remuer.

Retirer du feu et remuer doucement à la fourchette: réfrigérer.

Dans un bol, mélanger le riz sauvage, le riz converti et le reste des ingrédients.

Servir froid. (Meilleure si on la prépare quelques heures à l'avance.)

Donne 8 portions.


Les saignements vaginaux

Chez la femme, tout saignement vaginal en dehors de la période des menstruations devrait être considéré comme suspect. Il arrive par contre que certaines femmes aient quelques taches sanguinolentes au moment de l’ovulation. Un examen médical saura déterminer la cause exacte du saignement et vous diriger vers le traitement approprié s’il y a lieu. Le médecin pratiquera un examen vaginal, un test de Pap (Papinicalaou – cytologie) et au besoin demandera une échographie ou autres examens.

Voici quelques causes de saignement vaginal :

• Un dosage inadéquat de la pilule anovulante (contraceptif).
• Le fait d’avoir oublié un comprimé contraceptif. Ceci augmente le risque de grossesse.
• Une complication liée à la grossesse. Tout saignement durant la grossesse exige une visite immédiate au médecin traitant afin d’exclure les risques de fausses-couches ou de grossesse ectopique.
• La dysplasie cervicale (cellules anormales au col de l’utérus) est détectée par le test Pap. Ces cellules atypiques peuvent potentiellement se transformer en cellules cancéreuses si aucun traitement n’est instauré.
• Un dysfonctionnement ovarien peut entraîner des saignements. Durant la période de la préménopause, il arrive qu’il y ait un épaississement de l’endomètre et la désagrégation des tissus peut causer des saignements.
• Les polypes sont des tumeurs bénignes situées sur le col; ils saignent facilement au contact.
• La cervicite est une inflammation du col de l’utérus généralement causée par une infection bactérienne ou virale. La chlamydia, une infection transmissible sexuellement, est souvent en cause. Les saignements apparaîtront entre les règles ou après la pénétration.
• Les fibromes sont des tumeurs bénignes qui peuvent être situés dans la paroi l’utérus. Selon leur localisation et leur grosseur, ils peuvent causer des saignements, de la lourdeur abdominale et de la douleur.
• L’endométrite est une infection de l’endomètre, la couche interne de l’utérus. Elle est causée par des bactéries et généralement accompagnée de fièvre, de douleur abdominale basse et de pertes vaginales jaunâtres malodorantes.
• Des saignements vaginaux peuvent être occasionnés par des rapports sexuels énergétiques (petites lacérations de la paroi vaginale) ou par un manque de lubrification.
• Le stérilet ou tout corps étranger peut provoquer des saignements non cycliques.
• Le cancer du col de l’utérus, de l’utérus ou du vagin.
• Certaines maladies ou médicaments (comme les anticoagulants) peuvent susciter des saignements inopportuns.

La vitamine D et votre système immunitaire

On sait depuis longtemps que la vitamine D est importante pour l'absorption du calcium (prévention de l'ostéoporose) et qu'elle est liée à certains cancers et à la sclérose en plaques, mais les scientifiques réalisent maintenant son rôle vital dans l'activation du système immunitaire. La vitamine D est absolument essentielle au bon fonctionnement du système de défense du corps. En effet, les cellules T (tueuses) ont besoin de cette vitamine pour devenir actives. Des recherches récentes ont découvert que les lymphocytes T ou cellules T du système immunitaire restent dormantes lorsque les taux de vitamine D dans le sang sont bas. Les cellules T sont alors incapables de reconnaître des facteurs menaçants pour la santé comme une infection ou un microbe pathogène.

On estime que la moitié de la population mondiale souffre d'une carence en vitamine D. Un taux adéquat de cette vitamine pourrait aider à combattre les maladies infectieuses et les épidémies, ainsi qu'à offrir une protection contre le rejet lors de transplantations d'organes. En plus de son rôle connu pour la santé des os et des dents, elle pourrait contribuer à prévenir le diabète de type 1, certaines maladies auto-immunes et les troubles cardiovasculaires.

On l'appelle aussi la vitamine soleil car elle est synthétisée par le corps humain lorsque la peau est exposée à l'effet des rayons ultraviolets. Une exposition au soleil du visage, du dos des mains ou des bras, sans écran solaire de 10 à 15 minutes par jour, est suffisante pour maintenir des taux adéquats de vitamine D. Il ne faut pas oublier qu'une exposition prolongée sans écran solaire augmente les risques de cancer de la peau. Les personnes qui vont peu à l'extérieur comme les personnes alitées ou certaines personnes âgées sont plus à risque de carence.

La vitamine D est peu présente dans l'alimentation; on la trouve surtout dans les poissons gras et elle est ajoutée au lait dans plusieurs pays industrialisés. Elle est aussi disponible sous forme de supplément.

Lire un dossier complet et intéressant sur le sujet:
http://bit.ly/agS9FH

Les troubles cardiaques

Saviez-vous que le premier signe d’un trouble cardiaque est souvent un infarctus (attaque de cœur) fatal. En effet, il ne faut jamais prendre son corps pour acquis. Il faut s’assurer de le maintenir en bon état tout comme on le fait pour notre voiture. Longtemps avant une attaque de cœur ou un accident cérébro-vasculaire (caillot qui cause la paralysie), on peut détecter des symptômes avertisseurs si on prête attention.
Dans son livre intitulé Nutritional bypass, David Rowland nomme les signes suivants :
 
  • Doigts et orteils souvent froids
  • Engourdissements répétés des bras et des jambes
  • Bras et jambes pesantes
  • Une ligne en diagonale très visible au lobe de l’oreille
  • Sensation de picotements dans les lèvres et les doigts
  • Douleur et crampes dans les jambes lors de courtes marches
  • Mémoire qui se détériore
  • Chevilles qui enflent à la fin de la journée
  • Toux persistante
  • Souffle court au moindre effort ou lorsque allongé
  • Se lever uriner plus de deux fois par nuit
  • Un cercle blanchâtre entourant l’extérieur de la cornée de l’œil
  • Hypertension
  • Douleur à la poitrine après un effort physique ou un stress émotionnel.
Bien que certains de ses symptômes puissent avoir une autre cause, il ne faut pas négliger de les explorer. David Rowland mentionne aussi des facteurs de risques qui peuvent contribuer à la maladie des artères. Certains de ces facteurs sont surprenants :
  • Fumer
  • Consommation d’huiles polyinsaturées
  • Préservatifs dans les aliments comme les nitrites et les nitrates
  • Inhalation de monoxyde de carbone (gaz d’échappement)
  • Pollution de l’air, inhalation de chimiques toxiques
  • Constipation chronique
  • L’eau chlorée (boire ou se laver)
  • Radiation (radiographie, rayon ultraviolet, rayon gamma)
  • Stress au travail ou à la maison
  • Manque d’exercices réguliers
  • Consommation excessive de sucre, d’alcool et/ou de caféine.
Fort heureusement, tous ses risques sont évitables. En être conscient peut nous aider à mieux prendre notre santé en mains. Une autre mesure importante est de réduire le cholestérol sanguin s’il excède 5,2 mmol/l, ce qui est la normale souhaitable. Il est considéré élevé s’il est supérieur à 6,2 mmol/l. Le bon cholestérol ou HDL doit être supérieur à 0,9 mmol/l, et le mauvais cholestérol ou LDL, inférieur à 3,4 mmol/l. Les triglycérides devraient être inférieurs à 2,3 mmol/l. Ces derniers sont des matières grasses qui circulent dans le sang avec le cholestérol.

La consommation totale de matières grasses ne devrait pas dépasser 30% des calories de la journée, et pas plus du tiers provenant des gras saturés. Pour une femme de 19 à 74 ans, on suggère 1800 à 2000 calories par jour, avec 65 grammes de gras ou moins (13 c. à thé – 5 grammes de gras égalent environ 1 c. à thé ), et pour l’homme de la même âge, 2300 à 3000 calories par jour, avec 90 grammes de gras ou moins (18 c. à thé). Vous me direz certainement : « Mais comment mesurer les gras? » Plusieurs aliments les indiquent maintenant sur leurs étiquettes, et il est facile de vous procurer un livret pour vous aider, soit au cabinet du médecin, auprès d’un pharmacien ou dans une clinique de santé. L’Internet reste aussi un outil très utile.


Pétition pour la santé des femmes

Pétition présentée à l'assemblée nationale du Québec pour l'hormonothérapie bio-identique

Bonne nouvelle pour les femmes: une pétition pour que l'hormonothérapie bio-identique soit remboursée par la RAMQ (Régie de l'assurance maladie du Québec) est présentement inscrite sur le site de l'Assemblée nationale.

Cette cause est très importante puisque l'hormonothérapie bio-identique a une valeur inestimable pour le traitement de la ménopause et de la préménopause. Ces hormones, produites à partir de plantes, surtout la fève de soya, sont appelées bioidentiques parce qu'elles sont en tout point identiques aux hormones fabriquées par les ovaires; elles se comportent donc exactement comme elles dans le corps des femmes.

Actuellement, seules des hormones non bio-identiques sont couvertes par la RAMQ: par exemple, les estrogènes provenant de l'urine de jument (Premarin®) et le Provera® (AMP ou Acétate de médroxyprogestérone) qui sont des imposteurs hormonaux. Une femme qui ne bénéficie pas d'assurance collective ou qui, lors de sa retraite se retrouve assurée par la RAMQ pour le remboursement de ses médicaments, doit généralement débourser entre 60$ et 90$ par mois pour avoir droit aux hormones bio-identiques.

Signer cette pétition, c'est promouvoir la santé des femmes!

Voici ci-après le lien pour signer la pétition avant le 16 juin 2010:
http://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/signer-petition/index.html

Ce message important de Micheline O'Shaughnessy a été copié du site : www.santedesfemmes.com


Éloge des femmes d’hier et d’aujourd’hui

On a tous déjà entendu le vieil adage du poète français Gabriel-Marie Legouvé (1764-1812) qui dit : « Derrière chaque grand homme se cache une femme. » Mythe ou vérité? Voilà un débat qui pourrait faire couler bien de l’encre. Chose certaine, dans l’histoire de notre beau monde, la femme a toujours été le point de mire. Alors que les poètes proclamaient sa douceur, son charme et sa beauté, elle fut trop souvent contrainte à une vie de servitude, l’obligeant parfois à se soumettre à une dégradation inconcevable.

À travers les siècles, l’entité féminine a dû s’affirmer, réclamer une place et se prévaloir du droit d’être une personne égale au genre masculin. Le combat continue toujours dans certaines parties du monde, mais la femme canadienne a su gagner ses épaulettes.

Depuis toujours, la femme est un être de dévotion; à sa famille, à ses voisins, à la religion, à ses croyances personnelles. Comment peut-on surnommer la femme, le « sexe faible », alors que sans elle, point d’homme en devenir. En effet, la femme est l’âme même du futur. Contre vents et marées, elle a trimé dur. Rendons hommage à ces femmes d’un autre temps qui, mettant de coté leur état d’âme, s’appliquaient à assurer la survie d’une ribambelle d’enfants, parfois avec un mari absent des mois durant au chantier ou en mer, à l’infirmière dévouée qui traitait les malades avec si peu de moyens à sa disposition ou à l’institutrice déterminée à apporter à ses élèves un futur meilleur par le biais de l’éducation.

Autrefois, les choix de carrière étaient très limités pour la femme qui n’embrassait pas le rôle traditionnel d’épouse et de mère de famille: servante, religieuse, professeur, infirmière, secrétaire. Puis arriva un type de femmes à l’esprit fort, plus difficiles à assujettir. Souvent au grand désespoir des hommes, celles-ci exigeaient d’être entendues et acceptées dans la sphère masculine à titre autre que celui d’une personne soumise et obéissante. Et voilà que l’ère de la femme moderne se pointait!

Peu à peu, la voix de la femme se fit entendre. À force de détermination, de persévérance pour ne pas dire d’entêtement, elle s’enhardit à braver les interdits. Les femmes s’insinuèrent progressivement dans des professions considérées en tous sens masculines. En 1883, après une longue bataille, Emily Stowe infiltra le monde de l’homme en devenant la première femme médecin au Canada. C’est en 1900 qu’Irma Lavasseur honora le Québec en devenant sa première femme médecin canadienne française. En 1897, Clara Brett Martin fut désignée comme la première femme avocate de l’Empire britannique. Tout devenait possible.

Malgré les avancées, la bataille était loin d’être terminée. Un rude combat devait être mené pour chaque point gagné, souvent accompagné d’une danse d’un pas en avant et de deux vers l’arrière. Les mots de Nellie McClung (1873-1951), activiste et femme politique canadienne, ont su décrire l’impression du moment alors qu’elle écrivait en 1915 : « On parle encore de la féminité comme d’une maladie. » Les femmes sur la ligne d’attaque étaient souvent encouragées silencieusement et secrètement par celles toujours soumises à leur profonde croyance que la place d’une femme était au foyer à servir son homme. Graduellement, un changement s’effectua. La femme, bien déterminée, utilisa de tous ses atouts pour réussir; elle usa de son charme quand il le fallait pour gagner la confiance du sexe opposé et de son intelligence et de son ingéniosité quand venait le temps de défier son adversaire.

La persévérance remarquable de la femme porta fruit. En 1916, le droit de vote fut accordé pour la première fois aux femmes canadiennes (Manitoba) et en 1940 à celles du Québec. C’est à ce moment que commença l’ascension des femmes en politique. En 1930, Cairine Reay occupa un poste de sénatrice au Canada, puis en 1942, deux femmes furent admises au Barreau du Québec. La voie était ouverte; la femme avait sa place dans ce monde d’hommes, mais la progression se fit par à-coups et non pas sans heurt. Ce fut une grande victoire en 1964 quand la loi donna aux femmes le droit juridique de gérer leurs biens sans le consentement de leur époux. L’émancipation de la femme devenait une réalité.

La femme est un être admirable de par son courage, sa ténacité, sa patience, sa tolérance et son amour sans borne de la vie. Elle dépasse de loin sa désignation de « sexe faible »; la femme a démontré au fil du temps la force de son caractère, de sa sagesse et de sa persévérance. Encore aujourd’hui, la femme doit prouver ses capacités en faisant preuve de dynamisme à tous les jours, car avec la liberté chèrement acquise de partager tous les privilèges de l’homme, elle n’a pas pour autant été déchargée de son rôle de mère et de ménagère. Débordante de tendresse, la femme dans toute sa féminité reste un être complexe à plusieurs facettes qui cherche à s’épanouir dans un monde toujours changeant.

Référence : www.thecanadianencyclopedia.com

L'hypoglycémie: pas assez ou trop de sucre?

L’hypoglycémie est un terme de plus en plus entendu. Il s'agit d'une baisse du taux de glucose dans le sang, autrement dit, de la glycémie. Un taux de sucre sanguin régulièrement inférieur à 3,5mmol/l indique une véritable hypoglycémie.

Voici ce que le Dr Paul Lépine dit sur le sujet. Les symptômes de l'hypoglycémie sont multiples et les mêmes symptômes peuvent avoir plusieurs causes différentes. Pour pouvoir parler d'hypoglycémie, il faut pouvoir relier les symptômes à la nourriture. Ils arrivent de une à trois heures après un repas et sont soulagés en quelques minutes par la prise de sucre. Les symptômes les plus fréquents sont: étourdissements, faiblesse, fatigue, palpitations, sueurs, tremblements, faim, mal de tête, etc.

Le diagnostic se fait d'abord par un bon questionnaire et un examen physique complet. Un journal quotidien, dans lequel on note l'heure de tous ses symptômes et ce que l'on mange pendant environ un mois, est souvent très utile. Des prises de sang faites sur le bout du doigt, pour vérifier la glycémie (taux de glucose dans le sang avec un glucomètre) pendant les symptômes et lorsque l'on se sent bien, sont pratiquées par le client avant d'émettre le diagnostic final.

L'hyperglycémie provoquée est un test où l'on prend une prise de sang à jeûn pour ensuite faire boire au client un jus contenant une concentration précise de glucose. On prend une autre échantillon de sang deux heures après l'ingestion afin de vérifier le taux de glycémie à nouveau. Selon le résultat, on parlera d'intolérance au sucre ou de diabète.

Le traitement nécessite une approche globale en commençant par l'aspect alimentaire bien entendu. Il faut manger des protéines à chaque repas et complètement éviter les sources de sucre comme le sucre blanc, sucre brun, miel, produits de l'érable, mélasse, farine blanche, jus de fruits (même sans sucres ajoutés car ils en contiennent beaucoup naturellement), fruits séchés. Finalement, il est utile de s'interroger sur les raisons qui ont pu déclencher ce problème, souvent un surmenage physique et/ou émotionnel de longue durée, un horaire de vie surchargé ou insuffisamment rempli de choses positives et nourrissantes. Un manque d'amour pour soi est souvent à la base de l'hypoglycémie.

Le Dr Yvan Labelle, auteur de " L’hypoglycémie, un dossier choc ", parle d’une liste de symptômes beaucoup plus importante, car il considère que l’hypoglycémie est en fait, un déséquilibre de plusieurs glandes du corps, donc amenant des symptômes très variés donc en voici quelques uns : nervosité, dépression, anxiété, névrose, violence conjugale, épuisement, vertiges, confusion mentale, insomnie, indécision, plus grande fatigue vers 10h00, 15h00 et 20h00, perte du sens de la réalité, monotonie, paresse chez les enfants, allergies, apitoiement, alcoolisme, impression que la tête flotte, pleurs faciles, incapacité de supporter les bruits, fringales des farineux et des aliments salé et bien d’autres. Il ajoute que bien que la médecine traditionnelle accepte comme normales des valeurs de glycémie entre 3,88 et 6,66mmol/l, il préfère une plus petite fluctuation, soit entre 4,99 et 5,55. Certaines personnes peuvent subir des symptômes lors d’un léger changement de glycémie alors que d’autres ne s’en ressentiront pas.

Une alimentation saine et sans sucre est la clé du traitement. Lorsque l'on souffre d'hypoglycémie, c'est le corps au complet qui souffre. En ajoutant une panoplie de vitamines (A,B,C,E) et les acides gras essentiels, on rétablira l'équilibre dans tous les systèmes de l'organisme. Le calcium et magnésium, le potassium, le cuivre, l’iode (pour la thyroïde), et le manganèse sont nécessaires. Bien entendu, une bonne formule de multivitamines et minéraux comblera tous ces besoins. Les vitamines B, C et le calcium devront être pris en doses supplémentaires à cause de leur grande importance.

D'autres suppléments alimentaires peuvent aider le corps à retrouver son équilibre et lui fournir plus d’énergie : la spiruline est très riche en protéines végétales et facilement assimilable, la réglisse nourrit les glandes surrénales, les acides gras essentiels (oméga 3) nourrissent chaque cellule de l'organisme. Le chrome aide aussi à rééquilibrer le sucre sanguin.

Chaque personne est unique; un regard attentif à tous les aspects de sa vie pourrait être récompensé par une meilleure santé.